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Carte Mobilité Mooncard : l'expérience du CHU de Strasbourg

3 minutes de lecture | Publié le 28/07/2026

Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre rôle au sein du CHU de Strasbourg ?

Je suis responsable du service transport du CHU de Strasbourg. Nous gérons une flotte d’environ 130 véhicules, dont 80 véhicules en location, ainsi qu’une vingtaine de poids lourds.

Le CHU étant réparti sur plusieurs sites, la majorité des véhicules sont mutualisés et mis à disposition sous forme de pools selon les besoins des services.

Ces véhicules servent notamment aux déplacements des professionnels de santé pour des visites à domicile, des interventions sur différents sites ou encore des déplacements liés à des formations ou des réunions. Les poids lourds, eux, assurent les livraisons programmées entre les différents sites de l’hôpital.

Au total, près de 80 personnes contribuent au fonctionnement de cette activité transport.

Comment les cartes Mooncard sont-elles utilisées au quotidien par vos équipes ?

Aujourd’hui, nous avons déployé environ 35 cartes sur notre flotte. Pour les véhicules mutualisés, nous fonctionnons généralement avec deux ou trois cartes par pool de véhicules.

Pour le SAMU, le fonctionnement est différent : chaque véhicule dispose de sa propre carte, mais celle-ci n’est pas attribuée à un conducteur en particulier.

Concrètement, lorsqu’un utilisateur récupère un véhicule à l’accueil, il reçoit en même temps les clés et la carte associée.

Les cartes sont volontairement très encadrées dans leurs usages : elles servent uniquement au paiement du carburant. Les utilisateurs ne peuvent pas effectuer d’autres achats avec ces cartes.

Comment gérez-vous le paramétrage des cartes ?

L’un des principaux avantages de la solution est sa souplesse. Nous pouvons modifier très rapidement les paramètres des cartes selon les besoins : plafonds, zones géographiques autorisées ou encore types d’achats possibles.

Vous utilisiez auparavant les cartes carburant d’un grand groupe pétrolier, utilisables principalement dans son propre réseau de stations-service. Comment s’est déroulée la transition vers Mooncard ?

Nous avions toujours travaillé avec ce même réseau, donc nous n’avons pas vraiment réalisé de comparaison formelle avant/après.

Le choix de passer à Mooncard a été fait par les équipes achats ; de mon côté, je n’ai pas été directement impliqué dans la sélection du prestataire.

En revanche, ce qui m’a marqué, c’est la rapidité de la bascule : le 31 décembre nous fonctionnions encore avec nos anciennes cartes carburant, et dès le 1er janvier nous étions opérationnels avec Mooncard.

Quels étaient les principaux défis avec votre ancien fonctionnement ?

Le premier enjeu concernait la souplesse d’utilisation. Avec nos anciennes cartes carburant, nous étions dépendants du réseau de stations-service d’un seul pétrolier. Nos équipes devaient donc parfois effectuer des détours importants simplement pour pouvoir faire le plein. Dans un établissement hospitalier, pouvoir trouver une station au bon endroit et au bon moment est essentiel.

Avec Mooncard, nous pouvons désormais nous approvisionner dans n’importe quelle station-service, y compris dans les stations des grandes surfaces.

Il y avait également un enjeu économique important. Les prix pratiqués dans les stations de notre ancien réseau pétrolier étaient souvent plus élevés que ceux des hypermarchés, auxquels nous avons désormais accès.

Nous avons aussi connu des situations compliquées lors de mouvements de grève touchant ce réseau de stations. Pour un hôpital, la continuité de service est indispensable, notamment pour certains déplacements critiques. Pouvoir se ravitailler auprès d’autres enseignes apporte donc une vraie sécurité opérationnelle.

Par ailleurs, lorsqu’un conducteur devait exceptionnellement faire le plein en dehors du réseau du pétrolier, il devait avancer les frais puis demander un remboursement. Cela représentait une perte de temps pour les équipes comme pour les services administratifs.

Enfin, la gestion des cartes était beaucoup plus rigide. Certaines modifications de paramétrage nécessitaient de commander une nouvelle carte et ne pouvaient pas être réalisées directement en ligne.

Avec Mooncard, nous pouvons ajuster les paramètres quasiment en temps réel : modifier un plafond, autoriser ou non certains achats, élargir une zone géographique ou encore limiter l’usage au carburant uniquement.

Dernier point important pour un établissement situé à Strasbourg : nos anciennes cartes carburant ne permettaient pas une utilisation à l’international, ce qui pouvait être contraignant dans un contexte frontalier.

Quels bénéfices avez-vous constatés depuis le déploiement de Mooncard ?

Le premier bénéfice est clairement financier.

Le fait de pouvoir faire le plein dans des stations moins chères, notamment celles des hypermarchés, nous permet de réaliser des économies significatives. Nous constatons un écart de prix de l’ordre de 15 à 20 centimes par litre par rapport aux stations de notre ancien réseau pétrolier, tous carburants confondus.

Sur nos volumes, cela représente environ 31 000 euros d’économies par an.

Pour donner un ordre de grandeur, notre flotte consomme environ 18 000 litres de gazole sur une période de six semaines, soit une projection d’environ 156 000 litres sur une année complète. Avec un différentiel pouvant atteindre 20 centimes par litre, cela représente jusqu’à près de 31 000 euros d’économies annuelles.

Au-delà des économies, c’est surtout la souplesse d’utilisation et la continuité de service apportées par Mooncard qui ont changé le quotidien de nos équipes.