BFM Business x Mooncard : Mooncard accélère la digitalisation de 3 000 établissements publics

La Mooncard Mobility vous accompagne dans tous vos déplacements.

Mooncard était présent sur le plateau de BFM Business pour évoquer les marchés publics conquis par Mooncard.

Le Premier ministre Jean Castex a choisi Mooncard, en tout cas Matignon vous a sélectionné pour gérer ses notes de frais. Pas chez nous, on fait toujours des photos de nos notes de frais pour être remboursé. Rappelez-nous, Tristan Leteurtre, qu’est-ce que c’est Mooncard ?

On s’adresse à un problème que des millions de Français ont, c’est-à-dire de faire des dépenses professionnelles. C’est des déplacements, c’est des achats de matériel. Jusqu’alors beaucoup de gens avanceaint leur argent, paiyeaint, agrafaient un ticket et nous on trouve ça absurde.

C’est éliminer toute cette paperasse qui prend un temps fou dans ces opérations là ?

Oui c’est une charge mentale pour tous les collaborateurs, pour les gestionnaires également. Nous on a voulu apporter une carte de paiement qui permet de gérer le paiement, la comptabilité et donc de simplifier la vie.

C’est-à-dire en payant du coup derrière vous faites tout le reste ?

Oui il y’a le paiement déjà, le contrôle un peu de tout ça et puis surtout la prise de photo. Puisqu’on a plus envie d’avoir des papiers maintenant.

On va au restaurant, on paye avec Mooncard et derrière on fait la photo de la note de restaurant et vous vous occupez de tout le reste ?

Voilà, on reçoit un petit SMS on prend en photo, derrière tout est prérempli puisque personne n’a envie de remplir des tableurs à la main de ses frais. Nous on va s’intégrer dans tous les logiciels comptables ce qui fait gagner du temps à toutes les fonctions financières.

Mooncard ce n’est pas nouveau, on vous connaît, on vous a reçu plusieurs fois. Depuis 3 ans vous avez explosé, x6 pour le chiffre d’affaire depuis 2019 par exemple. 40 salariés toujours, un peu plus ?

Oui, ça augmente

6 millions d’euros de levée de fond depuis votre création. Ce qui est intéressant et c’est la raison pour laquelle on voulait vous réinviter ce matin. C’est que vous avez décroché un contrat, un accord cadre avec beaucoup d’administrations et d’établissements publics dont Matignon et Bercy.

Oui c’est le cas, il y’a à peu près 3000 entités qui se sont réunies autour de la gestion des frais et notamment des frais de mobilités. C’est dans ce cadre-là dont on est intervenu. On parle vraiment de simplifier les processus de l’État, de maîtriser les coûts aussi et d’apporter moins de charges mentales pour les fonctionnaires, les agents publics et les gestionnaires également.

Le chantier est énorme on parle de Matignon et de Bercy mais aussi de la police, de la gendarmerie nationale.

Oui, on déploie ça pour beaucoup d’entités en France et en outre-mer. Donc ça concerne toute la France, des musées, des préfectures, des écoles, des centres de recherche.

Avant vous aviez conquis à peu près 3000 entreprises, dont Zadig & Voltaire, Meilleur Taux, Safran, Air France et j’en passe. La promesse d’économiser des coûts, concrètement en quoi vous faites économiser des coûts aux entreprises alors que vous leur vendez une carte de crédit et que vous prenez des commissions sur les transactions ?

La promesse c’est d’une part des gains de temps parce que c’est des coûts de gestion qui assez phénoménaux. Ne serait-ce le temps que le collaborateur passe lui-même à agrafer ses tickets. Ça peut représenter 2 à 3 jours par mois. Pour les fonctions finances, c’est le même ordre de grandeur. Puis dans le cadre du contrat de l’Etat, on parle aussi d’avoir la liberté de payer dans n’importe quelle station-service. Ça veut dire que le conducteur n’a pas à faire des kilomètres à tourner pour trouver telle ou telle station-service. Donc ça a un impact direct sur les coûts et là on parle de comptes publics en plus.

Le business modèle à la base, la carte c’est une quinzaine d’euros, je crois, par salarié ?

Voilà c’est ça, c’est quelques euros ou quinzaine d’euros par carte et par mois. Et en plus c’est un modèle qui est très classique, on a des commissions qui proviennent des marchands et qui viennent compléter notre modèle.

Donc des marchands, pas des entreprises clientes ?

Non pas des entreprises clientes.

Vous avez eu des parrains prestigieux, Bernard Arnaud, Aglae Ventures,  Clara Gaymard, Raise au capital. Dernière levée de fond l’an dernier, la prochaine c’est pour quand ?

Une startup c’est toujours en train de lever de l’argent. Quand on a de la bonne croissance en général ça fait partie des projets.

Comment est le marché, il y’a beaucoup de concurrents depuis que vous êtes lancés il y’a 3 ans ?

Nous on a à la fois fusionné le monde des banques qui avaient des cartes de paiement que nous on ne trouve pas forcément très performantes, et puis du logiciel ou des tableurs. Donc on a vraiment créé cette solution entre les banques et les logiciels de gestion de frais. Il’y a aucun acteur qui existait quand on s’est créée. On va être suivi bien évidemment. On montre la voie.

40 collaborateurs en ce moment, avec ces marchés qui arrivent progressivement, vous allez recruter ?

Oui on est sur des tendances entre doubler et tripler tous les ans. J’imagine qu’on va peut-être dépasser les 100 personnes l’année prochaine.

100 personnes pour 2021 ?

Voilà, oui, c’est notre plan. L’histoire nous a montré que les plans peuvent changer en fonction des actualités.

Et 6 millions d’euros de levés depuis votre création. Merci beaucoup Tristan Leteurtre, PDG de Mooncard, d’avoir été notre invité ce matin dans Good Morning Businness.